Les traitements :
Techniques minimalement invasives
Ces techniques traitent le fibrome sans l’ablation chirurgicale classique, avec des suites en général plus courtes. Elles s’adressent à des situations bien sélectionnées par l’imagerie.
C’est un traitement mini-invasif de radiologie interventionnelle, recommandé et pris en charge en France. Par une simple ponction artérielle (au pli de l’aine ou au poignet), le radiologue cathétérise sélectivement les artères qui nourrissent les fibromes et y injecte de microparticules calibrées. Privés de leur vascularisation, les fibromes se nécrosent et diminuent de volume, ce qui réduit saignements et symptômes de compression. L’utérus est conservé. C’est une excellente alternative à la chirurgie chez de nombreuses patientes ; ses indications en cas de désir de grossesse sont discutées au cas par cas.
L’ablation par radiofréquence détruit le fibrome par la chaleur, au moyen d’une aiguille guidée par échographie, par voie cœlioscopique ou par voie transcervicale (sans cicatrice). Le fibrome traité se nécrose puis se rétracte progressivement, le muscle utérin sain étant préservé. Ces approches innovantes, conservatrices, se développent et sont proposées dans des indications sélectionnées.
Le traitement par ultrasons focalisés détruit le fibrome par la chaleur, sans aucune incision, à l’aide d’un faisceau émis à travers la paroi abdominale et guidé par IRM ou échographie. Cette technique non invasive est prometteuse, mais il faut être transparent : à ce jour, en France, elle n’est ni recommandée ni remboursée par l’Assurance maladie ; elle reste réalisée dans le cadre de protocoles et de centres spécifiques, et fait l’objet d’évaluations en cours. Nous vous informerons de l’évolution de son statut.