Comprendre les pathologies :

Qu’est-ce qu’un fibrome utérin ?

Le fibrome utérin (terme médical : léiomyome ou myome) est une tumeur bénigne (non cancéreuse) développée à partir des cellules musculaires lisses de la paroi de l’utérus. C’est la tumeur la plus fréquente de l’appareil génital féminin : on estime qu’une majorité des femmes développeront au moins un fibrome au cours de leur vie, et qu’environ une femme sur quatre à une sur trois en âge de procréer présentera des symptômes liés à ces fibromes.

Un fibrome n’est pas une fatalité 

Beaucoup restent petits, stables et totalement asymptomatiques, et ne nécessitent alors aucun traitement.
La prise en charge ne se décide jamais sur la seule image :

on traite une patiente et des symptômes, pas une échographie.

Où se situent les fibromes ?

La classification FIGO

La localisation du fibrome dans la paroi utérine conditionne les symptômes et les options de traitement. La référence internationale est la classification FIGO (Fédération Internationale de Gynécologie et d’Obstétrique), qui répartit les fibromes en types 0 à 8 selon leur position par rapport à la cavité utérine et à la séreuse :

Types 0, 1, 2

Fibromes sous-muqueux

Au contact ou faisant saillie dans la cavité utérine.
Type 0 entièrement intracavitaire et pédiculé, types 1 et 2 partiellement intramuraux.
Ce sont les fibromes les plus pourvoyeurs de saignements abondants et de difficultés de fertilité.

Types 3, 4, 5

Fibromes intramuraux

Situés dans l’épaisseur du muscle utérin (myomètre).

Types 6, 7

Fibromes sous-séreux

Développés vers l’extérieur de l’utérus, parfois pédiculés. Ils donnent davantage de symptômes de compression (vessie, rectum) que de saignements.

Type 8

Fibromes de localisation spécifique

Fibromes de localisation particulière (par exemple cervicaux).

Cette cartographie précise, établie par l’imagerie, est l’étape clé qui oriente le choix thérapeutique le plus adapté.

Les symptômes

Les symptômes dépendent du nombre, de la taille et surtout de la localisation des fibromes. Un fibrome peut être parfaitement silencieux. Lorsqu’il s’exprime, on retrouve principalement :

Règles abondantes

Flux prolongés pouvant causer une fatigue par manque de fer.

Saignements hors-cycle

Pertes de sang imprévues en dehors du cycle menstruel.

Douleurs pelviennes

Sensations de pesanteur ou de masse dans le bas-ventre.

Signes de compression

Envies fréquentes d’uriner et inconforts lors des rapports.

Impact sur la fertilité

Difficultés à concevoir ou risques durant la grossesse.

Règles abondantes

Flux prolongés pouvant causer une fatigue par manque de fer.

Saignements hors-cycle

Pertes de sang imprévues en dehors du cycle menstruel.

Douleurs pelviennes

Sensations de pesanteur ou de masse dans le bas-ventre.

Signes de compression

Envies fréquentes d’uriner et inconforts lors des rapports.

Impact sur la fertilité

Difficultés à concevoir ou risques durant la grossesse.

L’intensité de ces symptômes, et leur retentissement sur votre qualité de vie, comptent davantage que la taille du fibrome elle-même dans la décision de traiter.

Pourquoi se forme un fibrome ?

Causes et facteurs de risque

Le mécanisme exact reste partiellement élucidé. Le développement des fibromes est hormono-dépendant : les œstrogènes et la progestérone favorisent leur croissance, ce qui explique qu’ils apparaissent pendant la période d’activité génitale et tendent à régresser après la ménopause.

Plusieurs facteurs augmentent le risque :

L'âge

Une apparition plus fréquente chez les femmes âgées de 35 à 50 ans.

Des prédispositions familiales

Risque accru en cas d’antécédents chez la mère ou les sœurs.

L'origine ethnique

Une sensibilité plus forte observée chez les femmes d’ascendance afro-caribéenne, avec des fibromes souvent plus précoces.

Des facteurs métaboliques

L’impact du mode de vie, notamment lié au surpoids et à la nutrition.

Comment fait-on le diagnostic ?

Fibromes utérins

Le diagnostic repose sur l’examen clinique et l’imagerie :

L'échographie pelvienne

L’échographie pelvienne (par voie abdominale et endovaginale) est l’examen de première intention : non invasive, elle confirme le diagnostic, compte et mesure les fibromes.

L'IRM pelvienne

L’IRM pelvienne offre la cartographie la plus fine. Elle est précieuse avant une intervention (localisation millimétrique, dénombrement exhaustif), pour distinguer un fibrome d’une adénomyose, et pour caractériser un fibrome d’allure atypique.

L'échographie avec injection de sérum

L’échographie avec injection de sérum dans la cavité (hystérosonographie) précise les rapports d’un fibrome sous-muqueux avec la cavité utérine.

L'hystéroscopie diagnostique

L’hystéroscopie diagnostique permet de visualiser directement l’intérieur de la cavité utérine, utile en cas de fibrome sous-muqueux ou de saignements.

Un mot rassurant, mais honnête, sur le risque de cancer

La transformation d’un fibrome en tumeur maligne (léiomyosarcome) est exceptionnelle.
Le sarcome utérin est une tumeur rare et distincte, qui n’est pas l’évolution d’un fibrome banal. Certaines situations, comme une croissance rapide et inhabituelle, notamment après la ménopause, ou une image atypique, justifient des examens complémentaires par précaution. Votre spécialiste sait reconnaître ces signaux et adapter la surveillance.

Provence Fibrome Center
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